Le Parisien « Un numéro vert pour les professionnels de la santé épuisés »
C’est ce que titre Le Parisien, qui fait savoir qu’« une association propose des solutions afin de réduire les risques de burn-out ». Daniel Rosenweg indique ainsi que « les professionnels de la santé aussi ont besoin de se soigner. Dans nos éditions de samedi, l'association Jean-Louis Mégnien alertait sur le harcèlement des médecins à l'hôpital et publiait une carte de France des signalements recueillis ». « Demain mardi, c'est l'association SPS (Soins aux professionnels de santé) qui rendra publics les résultats d'un questionnaire concernant la prévention du risque de burn-out et d'addictions chez les professionnels de la santé », explique le journaliste. Daniel Rosenweg relève que selon ce sondage, « 50% des médecins, infirmiers, kinésithérapeutes ou dentistes, qu'ils soient hospitaliers ou libéraux, «sont ou ont été concernés par le burn-out, et 13% par des problèmes d'addiction, à l'alcool, aux psychotropes...». Deux indicateurs alarmants auxquels il faut ajouter celui des suicides chez les médecins dont le taux est 2,5 fois supérieur à la moyenne nationale pour les 30-65 ans ». Le journaliste souligne que « les solutions dédiées à ces professionnels sont rares », et indique que « demain, lors d'un colloque à Paris, le Dr Eric Henry, président de SPS, dévoilera des solutions dédiées au 1,9 million de professionnels français potentiellement concernés. […] Première mesure : l'ouverture en décembre d'une plate-forme d'appels nationale avec numéro vert ». Le Dr Henry précise : « Nous prévoyons 2 500 appels en 2017, mais en vitesse de croisière ce devrait être 70 appels par jour, soit 25.000 par an ». Daniel Rosenweg note que l’association « cherche encore des financements pour mener à bien ce projet ambitieux. Cette plate-forme sera chargée d'évaluer le problème de l'appelant : il sera ensuite orienté soit vers une cellule spécialisée dans les problèmes administratifs, soit vers une structure de soins, s'il le désire ». Le journaliste observe que « ce plan de lutte contre la souffrance des soignants prévoit également la creation en région de dix sites d'accueil dédiés. Il n'existe aujourd'hui que deux sites d'accueil des professionnels de la santé : à Avignon (Vaucluse) et à Caillac (Lot), soit 160 lits ». « Très insuffisant, juge SPS qui, depuis 2 ans, a pris contact avec cliniques, agences régionales de santé (ARS), hôpitaux, et associations pour organiser un maillage régional des soins », relève Daniel Rosenweg. Le Dr Henry fait savoir que « chaque centre aura 10 à 30 lits. Ils seront activés courant 2017 si nous parvenons à obtenir le feu vert des ARS concernées. Les soins seront pris en charge par l'Assurance maladie ». Daniel Rosenweg indique enfin que « l'association veut également mettre en place un service de remplacement », notant que « si les professionnels en souffrance répugnent à s'arrêter, c'est pour assurer à leurs patients la continuite des soins. L'autre frein important est le délai d'intervention des assurances prévoyance ». Le Dr Henry remarque ainsi que « chez les médecins, la prise en charge n'intervient pas avant 90 jours d'arrêt. Et encore : les charges du cabinet sont rarement prises en compte. Il faut que cela change ».